Avant propos

Les fonctionnalités de BioObs (inventaire des espèces par site(s), aire de répartition des espèces, partage des observations, …) ne sont plus à présenter : carnet de plongée en ligne, BioObs est aussi un remarquable outil pédagogique et un programme de Sciences Participatives.

Comme l’indique les statistiques du site, nous sommes de plus en plus nombreux à  utiliser ce carnet de plongée, un succès qui nous encourage à continuer son développement en lui ajoutant de nouvelles fonctionnalités, comme la gestion des photos supplémentaires.

Un autre volet de BioObs, tout aussi important, sont ses apports pour la communauté scientifique. Un projet d’inventaire du lac d’Annecy et deux nouveaux chiffres sont des exemples qui illustrent le volet « sciences-participatives » de BioObs.

 

BioObs, la gestion des photos supplémentaires

Au cours de la création d’un relevé d’observation, il est maintenant possible de consulter des photographies supplémentaires :

  • Lors de la saisie d’un relevé d’observation, lorsque une ou plusieurs photos supplémentaires existent pour l’espèce concernée, un lien permet de consulter ces photos,
  • En cliquant sur le lien « Je souhaite voir plus de photos !!», l’application ouvre une nouvelle fenêtre de votre navigateur et vous présente des photos supplémentaires en mode diaporama :

La mise à jour des photos supplémentaires est en cours. Pour une recherche dédiée, comme par exemple pour l’illustrer un exposé, n’hésitez pas à consulter l’ensemble des photographies via le menu « Bilan des Observations  / Téléchargement des photos ».

La photothèque de BioObs attend vos meilleures contributions pour continuer à illustrer nos rencontres subaquatiques : des espèces mais aussi leurs habitats, relations, comportements, …

 

L’inventaire 2019 du lac d’Annecy (CREBS AURA & Com. Bio 74)

Depuis plusieurs années et avec l’aide de la CREBS AURA, la Com. Bio74 procède à des relevés d’évaluation de la faune et la flore sur une grande partie du lac d’Annecy. Ces relevés, pris en compte par Jean-Paul DUBOIS de l’INRA Thonon, permettent de suivre  l’évolution de la faune et de la flore du lac d’Annecy.

L’objectif est de faire un suivi de l’évolution des habitats côtiers de ce magnifique lac, l’outil BioObs s’y prête bien. Mieux connaitre pour protéger, cela s’applique bien au travail des plongeurs bénévoles du lac et de la région.

Déjà quelques informations importantes émergent, concernant l’état de conservation et d’extension des roselières, fondamentales pour la reproduction de nombreuses espèces, ainsi que pour la stabilisation des berges.

Les espèces remarquables sont suivies et recensées, comme par exemple les naïades, Najas marina, une espèce protégée en Métropole.

Cette année, un nouvel inventaire va être réalisé en reconduisant l’utilisation de BioObs pour partager les observations : soit un inventaire de plus de 140 plongées sur 35 sites dont les résultats 2015-2018 sont partagés par l’inventaire par zone géographique (localisation = « Annecy »).

Pour plus d’information sur ce projet :

 

Projet INPN 2018

181 nouvelles espèces « mentionnées »

Depuis de nombreuses années, les données d’observation sont régulièrement transmises à l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN) qui gère le programme de restitution des données naturalistes en France :

  • L’INPN assure la bancarisation de ces données, leurs validations (conformité, cohérence et validation scientifiques),
  • Ces données participent à la connaissance de la biodiversité, condition indispensable pour la préservation de la diversité biologique et de la diversité des paysages.

Lors de l’intégration d’un récent jeu de données BioObs, pas moins de 181 espèces n’étaient pas encore mentionnées dans ce Système d’Information.

Dès la première observation d’une espèce non encore décrite, l’équipe BioObs en charge de la gestion des fiches-espèces se met au travail afin que toute observation soit associée à une fiche pour continuer à partager et à compléter notre connaissance de la biodiversité.

Après validation par l’INPN, ces données sont concrètement utilisées pour différents projets, études ou rapports.

257 nouvelles espèces « illustrées » (projet INPN 2018)

Les photographies retenues dans le cadre du projet INPN 2018, mise en ligne sur une page dédiée, sont maintenant intégrées dans la galerie de photographies de l’INPN.

Ce sont 257 espèces qui ont maintenant leur place au sein de cette grande galerie grâce aux photographies de tous les participants. L’équipe BioObs transmet à tous les BioObservateurs-photographes les remerciements de l’équipe AFB-MNHN-CNRS qui était en charge de ce projet INPN 2018.

 

La Planète revisitée… en Corse

La Planète revisitée a été lancée en 2009 par le Muséum national d’Histoire naturelle et Pro-Natura International (PNI), en partenariat avec l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Des expéditions pour découvrir la biodiversité des « points chauds » de la planète : Santo, Mozambique, Madagascar puis Papouasie Nouvelle-Guinée.

En Mai, le nouveau projet du MNHN débute en Corse où la Planète Revisitée va y réaliser un échantillonnage des espèces d’algues et d’invertébrés marin et terrestre de l’île de beauté [1]. Ce programme a débuté dans le Parc naturel marin du Cap Corse et de l’Agriate.

De manière comparable aux programmes précédents, la Planète Revisitée ouvre son blog, pour partager et de découvrir au quotidien de ce programme : http://laplaneterevisitee-corse.mnhn.fr/

« La biodiversité : c’est aussi la diversité des habitats avec ses cortèges d’espèces associées. Améliorer cette connaissance et proposer des méthodes pour mieux suivre les habitats marins rocheux est une des originalités de cette mission en Corse ».

[1] https://www.mnhn.fr/fr/communiques-presse-dossiers-presse/nouvelle-destination-planete-revisitee-corse-2019-2021

 

Les orques de Norvège

Les orques de Norvège constituent une population comprise entre 2 et 3 000 individus. Chaque population d’orques présente des caractéristiques physiques, d’habitudes alimentaires, de techniques de chasse et de communication. Ces groupes sont classés en « écotypes » dont les caractéristiques propres sont héréditaires.

Pour découvrir ces mammifères, leur sociabilité, techniques de chasse, migration, … une conférence donnée le 13/04 à la cité de Sciences à Paris dans le cadre du colloque « La Nature arctique dans un climat d’urgence ». Les orques dans un climat d’urgence climatique ? Une évidence puisque le circuit migratoire de ces orques dépend du hareng qui lui-même dépend du plancton qui migre vers le nord [2].

Une conférence à découvrir, « Les orques de Norvège, évolution du comportement alimentaire ».

Par Pierre Robert de Latour, Président fondateur de l’association Orques sans frontières et USEA Team Leader. Pierre est plongeur de sécurité et guide naturaliste au sein du Strømsholmen Team et l’auteur d’un livre, « Frère des Orques, 20 ans de plongée ».

[2]          Réchauffement climatique : le plancton migre vers le nord – AFP & Goodplanet (23/05/2019)