Possible confusions
L'observation de l'implantation des épines sur les côtes radiales permet de la différencier des espèces proches :
- La Bucarde épineuse Acanthocardia aculeata :
Ses épines sont reliées entre elles à leur base par une carène ou crête longitudinale continue le long de la côte, formant une crête pectinée, alors que chez A. spinosa, les piques sont plus isolées et détachées les unes des autres.
- La bucarde rouge Acanthocardia echinata :
Présente un nombre de côtes radiales généralement supérieur (20 à 23) et ses épines sont implantées directement le long d'un sillon central qui creuse la côte.
- La bucarde à tubercules Acanthocardia tuberculata :
Ne possède pas d'épines effilées ; ses côtes sont garnies de simples tubercules émoussés et arrondis.
Biotope / Habitat
Acanthocardia spinosa est une espèce endobenthique qui vit enfouie dans les premiers centimètres des substrats meubles (sables fins, sables vaseux ou débris coquilliers).
À l'aide de son pied musculaire puissant et coudé, elle s'enfonce rapidement sous la surface du sédiment. En cas de menace directe par des astéries (étoiles de mer), elle est capable de prendre appui sur le fond avec son pied pour exécuter de véritables sauts de détente afin d'échapper au prédateur.
Mode d'alimentation : cette bucarde est un organisme suspensionivore filtrateur (microphage). Lorsqu'elle est enfouie dans le sol, elle laisse affleurer deux siphons courts à la surface du sédiment. Le siphon inhalant aspire l'eau chargée de micro-algues (phytoplancton), de bactéries et de détritus organiques. Les particules nutritives sont capturées par les cténidies (plaques branchiales) et acheminées vers le système digestif, tandis que l'eau filtrée est évacuée par le siphon exhalant.
Distribution
Cette espèce affectionne particulièrement les eaux tempérées et chaudes.
Elle est très répandue sur l'ensemble du bassin de la mer Méditerranée.
Dans l'océan Atlantique Nord-Est, sa présence est documentée du golfe de Gascogne jusqu'à la péninsule Ibérique, aux côtes nord-africaines et aux archipels macaronésiens (Canaries, Madère).
Elle s'épanouit de la zone infralittorale jusqu'à l'étage circalittoral, principalement entre 5 et 100 mètres de profondeur.