Possible confusions
- Doris ocellée Doris ocelligera :
Beaucoup plus petite (10 à 12 mm maximum). Elle porte des points noirs bien visibles à l'oeil nu situés directement au sommet de ses tubercules très hirsutes. Chez D. adrianae, les points noirs cutanés sont microscopiques.
- (Doris verruqueuse Doris verrucosa :
Taille similaire mais fréquente préférentiellement les milieux sablo-vaseux ou les herbiers de zostères. Ses tubercules sont plus réguliers, et elle ne possède ni les bandes sombres dorsales ni la rigidité corporelle de D. adrianae.
- Doris citron Doris pseudoargus :
Peut être jaune ou orangée, mais son manteau est presque toujours marbré de taches vertes, brunes ou violacées éparses, lui conférant un aspect de "mousse" ou de "gâteau", contrairement à la robe unie de D. adrianae.
Biotope / Habitat
La doris d'Adriana affectionne principalement les fonds rocheux de l'étage infralittoral inférieur et du circalittoral côtier. Les observations se concentrent généralement à des profondeurs comprises entre 11 et 20 mètres.
On la rencontre régulièrement au sein des surplombs rocheux, dans des zones modérément exposées aux courants, et parfois à l'abri sous des massifs de gorgones (telles que Leptogorgia lusitanica).
Distribution
Cette espèce est endémique de l'Océan Atlantique Nord-Est. Découverte et décrite initialement en Espagne dans la Ría de Ferrol (Galice), sa présence est également attestée le long de la façade atlantique française, notamment en Bretagne (autour de l'île d'Ouessant) et plus au sud, au niveau des îles de Loire-Atlantique et de Vendée (îles d'Yeu et de Noirmoutier).