Possible confusions
- Flion tronqué - Donax trunculus : coquille souvent plus grande (jusqu'à 35-40 mm) à la surface lisse et luisante, dépourvue des stries postérieures bien marquées de D. semistriatus.
- Donace des canards Donax vittatus : possède des stries rayonnantes réparties sur l'ensemble de la coquille et non restreintes à la région postérieure, avec un intérieur très fréquemment teinté de violet.
- Flion aplati Donax variegatus : coquille très lisse, extrêmement polie, ornée de motifs colorés très variables mais sans sculpture striée marquée sur le champ postérieur.
- Spisule tronquée Spisula subtruncata : forme également triangulaire mais aux valves nettement plus bombées, équilatérales et sans la troncature postérieure oblique caractéristique du genre Donax.
Biotope / Habitat
Donax semistriatus fréquente exclusivement les fonds meubles sablonneux soumis à une dynamique d'hydrodynamisme élevée.
On le rencontre principalement dans la zone intertidale inférieure (bas de plage) et dans l'étage infralittoral supérieur, jusqu'à environ 20 mètres de profondeur.
Il privilégie les sables fins à moyens, bien triés par le déferlement des vagues et bien oxygénés. Sa présence est continue au long de l'année, même si les tempêtes hivernales peuvent déplacer localement les populations par remaniement du sédiment.
Ce bivalve est un fouisseur extrêmement actif qui vit enfoui à quelques centimètres sous la surface du sable. Il maintient une position verticale, la région postérieure orientée vers le haut pour déployer deux siphons courts et indépendants dans l'eau de mer. Son régime alimentaire est de type suspensivore : les siphons aspirent l'eau ambiante pour en filtrer le phytoplancton et les microparticules organiques en suspension.
La capacité de fouissage de ce mollusque constitue son trait le plus spectaculaire. Délogé par le déferlement d'une vague, le donax semi strié peut déployer son puissant pied musculaire pour s'ancrer dans le sable fluide et s'enfouir complètement en moins de trois secondes avant le reflux de l'eau.
Pour le plongeur ou l'observateur en randonnée palme-masque-tuba (PMT), l'observation se fait sur les pentes de sable peu profondes. Les indices à repérer en immersion sont les deux minuscules orifices des siphons affleurant à la surface du sable, qui se rétractent instantanément au passage d'une ombre.
Distribution
L'espèce présente une répartition de type atlanto-méditerranéenne.
Elle est particulièrement abondante et répandue sur l'ensemble du bassin méditerranéen.
En Atlantique Est, son aire s'étend du golfe de Gascogne jusqu'aux côtes de l'Afrique du Nord-Ouest et aux archipels macaronésiens (Canaries).
Sur le littoral français, elle s'observe sur les plages méditerranéennes (golfe du Lion, façade corse) ainsi que sur la côte aquitaine. L'aire de répartition globale apparaît stable et constante.