Possible confusions
- Parvicardium pinnulatum : possède un nombre de côtes radiales plus élevé (24 à 28) ornées d'écailles régulières et plus aplaties ; sa coquille est également plus arrondie et moins tronquée à l'arrière.
- Parvicardium scabrum : montre 20 à 28 côtes garnies d'épines ou de tubercules nettement plus aigus et pointus, avec un contour général plus ovale.
- Parvicardium ovale : se distingue par sa forme nettement plus symétrique, régulière et arrondie, associée à un décompte de 24 à 30 côtes radiales.
- Jeunes spécimens de la coque commune Cerastoderma edule ou de la coque glauque Cerastoderma glaucum : les juvéniles de coques ont une forme plus circulaire et bombée dès leur plus jeune âge, ne présentant pas l'asymétrie quadrangulaire ni la pente postérieure tronquée de P. exiguum.
Biotope / Habitat
La petite coque s'installe préférentiellement dans les milieux abrités à faible énergie hydrodynamique.
Elle affectionne les fonds meubles constitués de vase fine, de sable vaseux, de graviers envasés ainsi que les racines et rhizomes des herbiers de phanérogames marines (Zostera marina, Zostera noltei).
Espèce euryhaline, elle tolère d'importantes variations de salinité, ce qui lui permet de coloniser abondamment les estuaires, les rias, les étangs littoraux et les baies fermées.
On la trouve de la zone intertidale inférieure jusqu'à environ 30 à 50 mètres de profondeur, avec une abondance maximale dans les dix premiers mètres.
Bivalve endofaunique superficiel, Parvicardium exiguum vit très peu enfoui dans la couche supérieure du sédiment ou ancré temporairement aux débris végétaux et macroalgues par un fin byssus. C'est un organisme suspensionvore microphage : il aspire l'eau ambiante par son siphon inhalant pour filtrer le phytoplancton, les bactéries et les micro-débris organiques particulaires. Son activité de filtration s'effectue en continu, sans rythme journalier particulier.
L'élément le plus curieux chez la parvicardie exiguë est sa capacité à se draper d'un véritable camouflage minéral : en vivant dans des sédiments envasés réduits, sa coquille se recouvre souvent d'un dépôt noir de sulfure de fer très adhérent qui la rend presque indécelable à l'oeil non exercé. Pour le plongeur biologiste ou le randonneur palmé, son observation nécessite un examen minutieux des pieds de zostères et des poignées de vase. Lors d'une observation sous-marine, le point d'identification à ne pas manquer est son profil tronqué à l'arrière combiné à sa taille millimétrique.
Distribution
L'espèce bénéficie d'une large distribution dans l'Atlantique Nord-Est, s'étendant du sud de la Norvège et de la mer Baltique jusqu'au bassin méditerranéen, la mer Noire et les côtes du nord-ouest de l'Afrique (Maroc, Canaries).
Sur le littoral français, elle est présente en mer du Nord, en Manche, le long de la façade atlantique et sur les côtes méditerranéennes.
Son aire de répartition est considérée comme stable et bien implantée dans l'ensemble de ses habitats lagunaires et estuariens.