Les confusions possibles
Les trois espèces de renouées du genre Reynoutria qui sont présentes en France métropolitaine constituent un complexe d'espèces appelé "renouées asiatiques" ou "renouée du groupe japonica".
Compte tenu qu'elles sont toutes les trois sont considérées "invasives", il est important de distinguer ces trois espèces afin d'établir leur statut respectif d'invasivité.
Renouée du Japon, Reynoutria japonica
- Feuilles de 8 à 15 cm de long à base tronquée et terminée par une pointe (cuspidée),
- Aucun poil sur les nervures de la face inférieure.
Renouée de Sakhaline, Reynoutria sachalinensis
- Grandes feuilles de 25 à 40 cm de long à base très cordée (en forme de coeur très prononcé) et en forme de fer de lance (lancéolée),
- Poils longs visibles à l'oeil nu sur les nervures de la face inférieure.
Renouée de Bohème, Reynoutria ×bohemica (hybride R. japonicaet de R. sachalinensis
- Feuilles de 12 à 25 cm de long qui présentent une base cordée à tronquée (légèrement en forme de coeur),
- Sur les nervures de la face inférieure, les poils sont courts à longs et de densité variable.
Biotope / Habitat
Milieux alluviaux, friches et réseaux linéaires (berges des cours d'eau, lisières forestières, talus aux bords des routes, voies ferrées).
Distribution
Europe et Amérique du Nord.
Description du statut de l'espèce
Originaire d'Asie de l'Est (Japon, Chine, Corée), elle a été introduite en Europe en 1825 comme plante ornementale, fourragère et mellifère.
La majorité des individus sont stériles en France : sa reproduction est végétative par ses rhizomes et ses fragments.
La renouée du Japon figure sur la liste mondiale des 100 espèces
exotiques envahissantes les plus nuisibles selon le classement de l'UICN.
D'un développement rapide (3 à 10 cm/jour), elle est devenue invasive aux USA, au Canada et dans une grande partie de l'Europe. Toute intervention présente le risque majeur de disperser des fragments de racines et de tiges qui sont sources d'autant de nouvelles populations.
Elle forme des massifs denses et monospécifiques qui :
- Monopolisent les ressources disponibles (lumière, nutriment…),
- Empêchent le développement des espèces indigènes et remplacent les espèces des habitats colonisés,
- Provoquent une alétération des sols et favorisent l'érosion des berges.
Liste des Espèces Non Indigènes à potentiel invasif à surveiller dans les eaux douces métropolitaines (Réseau Alien Eau douce)