Fiche espèce

1 / 4

Gibbule à lignes rares

Steromphala rarilineata (Michaud, 1829)

AnimauxMollusquesGastéropodes à coquille unique : escargots subaquatiques et assimilés (ex. Prosobranches et Hétérobranches/Pulmonés)
Steromphala rarilineata attire l'oeil de l'observateur patient grâce aux délicates lignes sombres et espacées qui semblent avoir été minutieusement tracées au pinceau fin sur sa petite coquille conique. À l'oeil nu, ce petit gastéropode benthique prend l'aspect d'une toupie miniature aux contours adoucis. Le fond de sa coquille, d'une teinte pastel oscillant du gris au crème, est rehaussé par un dessin très fluide : quelques lignes sombres sinueuses courent du sommet vers la base. Contrairement à d'autres espèces au graphisme très chargé, ce motif se distingue par son caractère aéré. Lorsque la coquille est observée par le dessous, l'ombilic forme un petit trou sombre bien délimité, tandis que le rebord de l'ouverture laisse deviner de légers reflets de nacre. Caractères et clés d'identification = Dimensions réduites : spire de petite taille, dont le diamètre à la base oscille généralement entre 6 et 10 mm, dépassant très rarement 12 mm. Silhouette équilibrée : coquille de forme conique basse à légèrement déprimée, offrant une largeur souvent égale ou légèrement supérieure à sa hauteur. Motif linéaire espacé : Présence de fines lignes sombres (brunes, purpurines ou rougeâtres) disposées de manière oblique et nettement espacées sur un fond plus clair (jaunâtre, grisâtre ou rosâtre). Sculpture de surface : test strié de nombreux petits cordons spiraux réguliers et fins perçus au toucher. Ombilic béant : orifice umbilical nettement ouvert, creux et parfaitement visible au centre de la base ventrale. Ouverture oblique : ouverture de forme subquadrangulaire présentant une paroi interne recouverte d'une couche nacrée iridescente. Structure de spire : tours de spire légèrement bombés, reliés entre eux par des lignes de suture bien nettes mais peu profondes.

Les confusions possibles

- Gibbula cendrée Steromphala cineraria : Se distingue par ses lignes sombres beaucoup plus nombreuses, serrées et grisâtres, donnant un aspect général plus uniforme et sombre. - Gibbule ombiliquée Steromphala umbilicaris : Affiche une coquille plus aplatie (déprimée) dotée d'un ombilic nettement plus vaste et étalé, avec un motif plutôt flou ou tacheté. - Steromphala adansonii : Présente des bandes plus larges souvent disposées en zigzags ou en damier, ainsi qu'une carène parfois plus marquée sur le dernier tour de spire. - Gibbule-toupie Phorcus turbinatus : Espèce d'une taille beaucoup plus imposante à l'âge adulte, à la coquille très lourde et dont l'ombilic est complètement colmaté chez les spécimens développés.

Biotope / Habitat

Steromphala rarilineata s'épanouit dans la zone intertidale inférieure jusqu'à l'étage infralittoral (généralement de la surface jusqu'à une vingtaine de mètres de profondeur). C'est un organisme lucifuge qui fuit la lumière directe : pendant la journée, il s'abrite sous les roches, dans les failles rocheuses ou au milieu des crampons d'algues. Il affectionne tout particulièrement les herbiers de posidonies (Posidonia oceanica) et de zostères, où il rampe le long des feuilles et des rhizomes.

Distribution

Cette espèce est particulièrement répandue dans toute la mer Méditerranée (bassin occidental, bassin oriental, mer Adriatique et mer Égée). On enregistre également sa présence dans le proche Atlantique nord-oriental, notamment le long de la péninsule Ibérique, du littoral nord-africain et des archipels macaronésiens comme les îles Canaries et Madère.

Carte de distribution

Les zones géographiques (BioObs)

Méditerranée occidentaleMéditerranée - Mer d'AlboranMéditerranée orientale

Le type d'observation

Plongée en scaphandreApnée / PMTEstran / Rivage

Les autres noms communs

  • Spaarzaam gelijnde tolhorennéerlandais (Pays-Bas)

Les autres noms scientifiques non-valides

  • Gibbula purpurata Brusina, 1865
  • Gibbula rarilineata (Michaud, 1829)
  • Gibbula rarilineata var. pulchella Pallary, 1919
  • Gibbulastra rarilineata (Michaud, 1829)
  • Steromphala crimeana V. Anistratenko & Starobogatov, 1991
  • Trochus cossurensis Monterosato, 1875
  • Trochus rarilineatus Michaud, 1829

Liens vers les fiches de nos partenaires

INPN — Steromphala rarilineataGBIF — Steromphala rarilineata

Les sources

Comment citer cette fiche BioObs ?

BioObs, 10/08/2026 : Steromphala rarilineata (Michaud, 1829), https://bioobs.fr/fiches-especes/4517

Historique des modifications

  • Modification : Pascal COATNOAN le 07/08/2026

Contacter l'équipe des fiches espèces

Une erreur, une précision, une photo à proposer sur cette fiche ? Écrivez-nous, l'équipe vous répondra par e-mail.

Photos ou PDF (facultatif)