Les confusions possibles
- Petite coque Parvicardium exiguum : possède un nombre de côtes radiales plus faible (20 à 22) et montre une coquille nettement plus asymétrique avec un bord postérieur étiré ; ses ornementations sont des tubercules récurvés ou des écailles et non des papilles rondes.
- Parvicardium scabrum : se distingue par des tubercules tranchants, pointus et spineux (écailles aiguës) le long des côtes, ainsi que par une coquille plus anguleuse et aplatie.
- Parvicardium pinnulatum : présente des côtes radiales plus fines et serrées, surmontées de petites écailles imbriquées plates plutôt que de papilles perlées bien isolées.
- Jeunes spécimens de bucarde turberculée Acanthocardia paucicostata : possède un nombre de côtes bien inférieur (16 à 18) portant des épines médianes aiguës et espacées, très différentes des alignements de papilles sphériques de P. papillosum.
Biotope / Habitat
Cette bucarde fréquente préférentiellement la zone sublittorale, depuis les premiers mètres sous la surface (dès 5 mètres de profondeur) jusqu'à plus de 100 mètres.
Elle vit enfouie superficiellement dans les sédiments meubles grossiers, principalement les sables-graviers, les maërls, les coquillages brisés et les fonds détritiques côtiers.
L'espèce recherche les zones soumises à de légers courants marins qui assurent un renouvellement en oxygène et en particules nutritives.
Sa présence dans le sédiment est permanente tout au long de l'année sans saisonnalité marquée.
Papillicardium papillosum est un organisme benthique vagile qui s'enfonce légèrement dans les premiers centimètres du sédiment grâce à son pied musculaire coudé. En tant que mollusque suspensivore, elle déploie de courts siphons affleurant à la surface du substrat pour inhaler l'eau environnante. Elle filtre le phytoplancton et les fines particules organiques en suspension grâce à ses ctenidies (gills). Son activité de filtration est continue, de jour comme de nuit.
La particularité de Papillicardium papillosum réside dans l'élégance de son sculptage : observées de près, ses papilles s'alignent comme de microscopiques rangées de perles ou de clous à tête arrondie. Pour le plongeur passionné de biologie marine, la recherche de cette petite espèce enrichit l'observation des fonds détritiques ou des lisières d'herbiers de posidonies. Lors d'une immersion, les détails à ne pas manquer sont le ramassage de valves fraîches à la surface du sable, le repérage des marbrures rouges/brunes et le contrôle à la loupe de terrain de la structure perlée des côtes.
Distribution
L'espèce présente une large répartition en Atlantique Est, depuis les côtes méridionales des Îles Britanniques et de la Manche jusqu'au sud du Sénégal et au Cap-Vert, en incluant les archipels des Canaries, des Açores et de Madère.
Elle est très commune sur l'ensemble du bassin méditerranéen.
En France, elle est signalée sur la façade atlantique (notamment le golfe de Gascogne) et se montre abondante sur tout le littoral méditerranéen continental et corse.
L'aire de répartition de cette espèce indigène est stable.