Vers la reprise de la validation des relevés

C’est un fait marquant très peu visible actuellement : la validation des relevés d’observations BioObs est relancée.

Pour rappel, cette activité avait été mise en pause après le lancement du nouveau carnet, le temps nécessaire pour développer un nouveau module dédié. Ce module est maintenant disponible et après sa présentation à l’équipe de validation, la validation reprend.

Pourquoi un tel module ? Certains pourraient penser que la validation des relevés d’observations n’est absolument pas nécessaire : que nenni !

Nous ne partageons pas cette vision car cette validation :

  • Constitue un accord majeur entre les observateurs et BioObs, un accord qui date de plusieurs années,
  • Permet de minimiser le pourcentage de données erronées (en rappelant qu’une donnée fausse mais parfaitement plausible, est souvent impossible à détecter) Lorsque ces erreurs nous sont signalées, nous apportons toute correction nécessaire,
  • Participe à la formation de tout observateur (formation qui  constitue d’un des piliers de tout projet de sciences participatives).

L’échange par email était parfois un frein pour traiter une donnée (douteuse ou exceptionnelle) car allongeait considérablement la durée de tout échange. Dans ce contexte, un chat privé a été mis en oeuvre, plus moderne :

  • La communication de l’email à l’équipe de validation n’est plus nécessaire pour tout échange,
  • C’est un moyen simple, direct, efficace et moderne pour échanger entre tous les participants d’un relevé et l’équipe BioObs qui valide les observations.

En fonction de vos retours, un canal supplémentaire (plus précisément un chat entre les participants d’un même relevé) pourrait être mis en œuvre : nous restons dans l’attente de tout retour sur cette nouvelle « expérience utilisateur » proposée par BioObs.

 

Présentation du carnet de plongée BioObs

N’hésitez pas nous rejoindre et/ou d’inviter vos proches à venir découvrir BioObs et échanger avec l’équipe. Les deux sessions en visio sont planifiées (gratuites et sur inscription ; à partir de 20h30 et d’une durée d’une heure environ) :

 

Les Sentinelles de la mer Normandie

Réseau organisé depuis 2019 et animé par l’URCPIE Normandie, les Sentinelles de la Mer Normandie ont tenu leur réunion plénière le 17 mars dernier à Caen autour de la problématique des déchets plastiques.

A cette occasion, un bilan de la pollution de l’estuaire de la Seine par les déchets macro plastiques a été présenté par le GIP Seine Aval. Ce travail a révélé que dans les zones d’accumulation en rive plus de 100.000 déchets macro-plastiques représentant 4 kg pouvaient être retrouvés par m2.

En termes de bioindicateurs, le Groupe Ornithologique Normand (GON) a présenté ses travaux autour de du comptage des déchets plastiques dans les nids des cormorans et du poids de plastique présent dans les estomacs des fulmars boréaux retrouvés morts sur la côte.

Initiative novatrice à l’échelle nationale, le plan plastique Normandie, en cours d’élaboration sous le pilotage de la DREAL, a été présenté et ouvert aux propositions des participants.

L’occasion était parfaite pour une présentation du nouveau module de déclaration des déchets de BioObs (pour rappel : cette nouvelle fonctionnalité a été mise en ligne mi-février).

De nouveaux partenariats devraient voir le jour suite à ces échanges pour renforcer les synergies entre les différents programmes de sciences participatives autour de cette problématique. Au final, cette plénière des Sentinelles constitue un encouragement à l’apport de données sous-marines encore très fragmentaires pour la lutte contre ce fléau.

Quelques jours avant cette réunion, le bilan 2025 du programme Alien Mer Normandie était mis en ligne et consultable sur le site des Sentinelles de la mer Normandie. Fait marquant de 2025, l’observation de la Doris marbrée (Dendrodoris limbata), à Chausey, où elle n’avait plus été vue depuis 2021 et la mise en route du programme. L’attention des plongeurs est donc attirée sur l’observation de cette espèce facile à identifier, en particulier dans l’ouest et le nord Cotentin.

 

Une nouvelle convention pour le projet DENIM

Le projet DENIM (« Déterminer le caractère Envahissant des espèces Non Indigènes Marines métropolitaines ») a pour objectif de mieux comprendre les facteurs qui permettent aux ENI de s’établir dans les communautés de biofouling puis de se propager et devenir envahissant dans le contexte du changement climatique.

Financé par l’OFB, porté par l’IFREMER et réalisé via le Conservatoire d’espèces naturels d’Occitanie, ce projet s’appuie sur de nombreux jeux de données issues de projets de sciences participatives, y compris les données de BioObs (qui constitue le principal jeu de données).

La suite sera :

  • De mieux comprendre comment les caractéristiques des espèces (natives et non indigènes) influencent leur comportement, leur survie et leur rôle dans l’écosystème,
  • D’identifier les zones à surveiller dans une démarche préventive.

Un projet de recherche pour la connaissance et la protection des écosystèmes avec vos données ? Sans aucun doute.

Pour plus d’informations :

 

Les rencontres de BioObs en 2026

L’édition 2026 des « Rencontres des amis de BioObs » se déroulera du 15 Octobre (soir) au dimanche 18 octobre (midi) à Fréjus.

Au programme : 7 plongées en autonomie, des échanges (passionnants), des conseils, un partage de connaissance et…  il reste quelques places pour cet évenement organisé par l’association qui porte son projet éponyme.

Alors, n’hésitez pas à demander toute information à secretaire [@] bioobs.fr.

Inscription ici : https://www.helloasso.com/associations/les-amis-de-bioobs/evenements/rencontres-bioobs-2026-1-2

 

L’ALIEN du mois

BioObs partage ce mois-ci avec vous une information sur la Tortue de Floride, une espèce fascinante mais également invasive, dont il est important de bien comprendre les caractéristiques et l’impact.

Son nom scientifique est Trachemys scripta elegans de la famille des Emydidae, une famille qui regroupe une cinquantaine d’espèces.

Caractéristiques

Tout d’abord, son identification repose sur des critères précis : la Tortue de Floride arbore une large bande rouge (parfois orangée) de chaque côté de la tête, partant de derrière l’œil (c’est le critère le plus fiable d’dentification). Son plastron (ventre) est jaune, marqué de taches noires circulaires ou irrégulières sur chaque écaille, tandis que sa peau va du vert olive au grisâtre, striée de fines lignes jaunes longitudinales sur le cou et les pattes.

Sur le plan physique, les femelles sont particulièrement imposantes, atteignant 20 à 30 cm à l’âge adulte, alors que les mâles dépassent rarement les 20 cm. Sa carapace ovale et légèrement aplatie est d’un vert vif avec des motifs complexes chez les jeunes, s’assombrissant avec l’âge vers le brun ou l’olive. Chez les vieux individus, notamment les mâles, le phénomène de mélanisme peut rendre la carapace totalement noire, rendant la tache rouge parfois difficile à distinguer. Le dimorphisme sexuel est également notable : les mâles possèdent de longues griffes avant, utiles lors de la parade nuptiale, et une queue plus épaisse avec un cloaque situé plus loin de la base.

Habitat

La Tortue de Floride préfère les eaux douces stagnantes ou à faible courant, comme les étangs, lacs, marais, canaux et bras morts de rivières.

Elle a besoin de zones de « basking » (souches ou rochers émergés) pour s’exposer au soleil et réguler sa température.

Originaire du sud-est des États-Unis (Bassin du Mississippi, Golfe du Mexique), elle a été introduite « accidentellement » ou par « abandon » sur tous les continents, à l’exception de l’Antarctique. En France, elle est désormais présente sur tout le territoire, surtout en zone méditerranéenne et près des grandes agglomérations.

Carte de répartition mondiale selon les données du GBIF (extraction avril 2026 sur 98 100 identifications)

Répartition des observations en France selon le GBIF (extraction avril 2026 sur 3058 identifications)

Confusion avec d’autres espèces

Pour éviter toute confusion avec nos espèces locales, quelques signes distinctifs sont à retenir : la Cistude d’Europe (Emys orbicularis) possède une peau noire mouchetée de petits points jaunes et n’a pas de tache rouge, tandis que l’Émyde lépreuse (Mauremys leprosa) présente une carapace plus terne et des lignes orangeâtres sur le cou, sans tache rouge. Enfin, la Tortue à tempes jaunes (Trachemys scripta scripta), bien qu’exotique également, cette sous-espèce arbore une tache jaune verticale derrière l’œil au lieu de la bande rouge.

 

Caractère invasif (Espèce Exotique Envahissante) :

Pourquoi la Tortue de Floride est-elle invasive ? Son introduction résulte principalement du commerce comme nouvel animal de compagnie (ou NAC) : vendue en masse alors qu’elle était minuscule, elle a souvent été relâchée par des propriétaires dépassés par sa croissance.

Elle menace les écosystèmes pour plusieurs raisons :

  • Elle entre en compétition directe avec la Cistude d’Europe, occupe les meilleurs postes d’ensoleillement, se nourrit plus efficacement, et affaiblit ainsi les populations locales,
  • Son régime omnivore la pousse à consommer têtards, petits poissons, insectes aquatiques et plantes, perturbant l’équilibre trophique des mares
  • De plus, elle peut être porteuse de Salmonella ou de parasites exo,tiques, qu’elle transmet à la faune sauvage,
  • Sa fécondité élevée lui permet de coloniser rapidement de nouveaux milieux.

Il est essentiel de noter qu’en France et en Europe, la vente et l’achat de cette tortue sont interdits. Si vous en possédez une, il est impératif de ne jamais la relâcher dans la nature. Des centres d’accueil spécialisés existent pour recueillir les individus dont les propriétaires souhaitent se séparer.

 

Sources

 

 

Les fiches-espèces de BioObs

Voici quelques-unes des nombreuses fiches créées au cours du mois de mars : les reconnaissez-vous ?

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