Limace à bigoudis Spurilla neapolitana BioObs
Limace à bigoudis
Spurilla neapolitana
Auteur : Annie LafourcadePhoto prise le 08/08/2019 à Le Ponton
Animaux
Mollusques
Gastéropodes Opisthobranches
Nudibranches Eolidiens
Description
Ce nudibranche éolidien est de taille relativement imposante, pouvant atteindre jusqu'à 70 mm de long. Son corps est allongé, charnu et de couleur variable (allant du beige translucide au rose, orange vif ou brun), cette teinte dépendant largement des proies qu'il a récemment ingérées. Le trait le plus distinctif de son anatomie est la présence de très nombreux cérates (appendices dorsaux) de forme allongée et aplatie. Au repos, ces cérates se recourbent fortement vers l'intérieur du dos, rappelant la forme de petits bigoudis ou de frondes de fougères enroulées. L'ensemble de son corps (dos, flancs, cérates, tête et tentacules) est très distinctement moucheté de petits points blancs opaques. Les extrémités des cérates sont également teintées d'un blanc pur (correspondant aux cnidosacs). Sur la tête, il porte deux paires d'appendices : deux longs tentacules buccaux lisses orientés vers l'avant, et deux rhinophores (antennes sensorielles) dressés sur le dessus. Pour confirmer l'identification de la "limace à bigoudis" sous l'eau, quatre critères visuels doivent être observés : - Les cérates en "bigoudis" : Leurs pointes recourbées vers le centre du dos sont caractéristiques du genre Spurilla. - Le pointillé blanc intégral : La multitude de petits points blancs opaques répartis de manière aléatoire sur tout le corps et les appendices. - Des rhinophores lamellés : Contrairement aux tentacules buccaux qui sont lisses, les rhinophores sont formés de lamelles obliques superposées, parfaitement visibles à l'oeil nu ou à la loupe. - Absence d'anneaux de couleur : Les tentacules et les rhinophores ne portent aucune bande ou anneau sombre ou clair (contrairement à beaucoup d'autres éolidiens).Confusions possibles
Le groupe des éolidiens mangeurs d'anémones est complexe, et Spurilla neapolitana fait d'ailleurs partie d'un "complexe d'espèces cryptiques". Les espèces du complexe Spurilla (jumelles) : Les études génétiques (Carmona et al., 2014) ont prouvé que les populations des Caraïbes et de l'Atlantique Ouest sont en fait Spurilla sargassicola , S. braziliana ou S. dupontae . En Europe (côtes espagnoles et portugaises), elle cohabite avec Spurilla onubensis , une espèce visuellement identique récemment découverte, qu'il est impossible de différencier de S. neapolitana sans analyse moléculaire ou dissection microscopique. - Le Berghia azuré Berghia verrucicornis : Bien qu'il mange aussi des anémones et présente des cérates, il est beaucoup plus petit, ses cérates ne sont pas bouclés, et il possède un marquage orange en forme de "V" ou de fer à cheval sur la tête. - L'Éolidiella d'Alder Aeolidiella alderi : Elle possède une collerette de cérates de couleur claire autour de la tête, ses rhinophores sont lisses (et non lamellés), et ses cérates ne s'enroulent pas de manière aussi spectaculaire sur le dos.Biotope / Habitat
C'est une espèce benthique à tendance nocturne. Elle évolue dans la zone intertidale et infralittorale, depuis la surface jusqu'à une quinzaine de mètres de profondeur (rarement au-delà de 30 mètres). - Le jour, on la trouve généralement cachée sous des roches, dans des anfractuosités ou sous des coquilles mortes. - La nuit, elle sort à découvert pour chasser. Elle fréquente également les herbiers marins (notamment les zostères). Spurilla neapolitana est un prédateur carnivore strict spécialisé dans la consommation d'anémones de mer (Actiniaires, comme Aiptasia ou Anemonia ).Distribution
Il est crucial de noter que l'aire de répartition de Spurilla neapolitana a été formellement redéfinie en 2014 suite à des études génétiques. Longtemps considérée comme une espèce cosmopolite présente dans tous les océans tempérés et tropicaux, la "vraie" S. neapolitana est en réalité strictement restreinte à l'Atlantique Est (de la mer d'Iroise jusqu'au Cap-Vert et au Sénégal) et à la mer Méditerranée. Les individus similaires observés aux Amériques ou dans le Pacifique appartiennent désormais à d'autres espèces cryptiques.Les zones géographiques (BioObs)
Espèce évaluée sur Liste Rouge
Le type d'observation
Les associations
Relation avec : Limace bigoudis ponte - Spurilla
Type de relation : Ponte
Les œufs sont pondus sur la face inférieure des pierres ; ils se présentent sous la forme d'un cordon étroit et festonné, enroulé en spirale sur deux ou trois tours, d'un diamètre d'environ 2 cm, et composés d'œufs blancs d'environ 90 microns, étroitement serrés les uns contre les autres.
Type de relation : Ponte
Les œufs sont pondus sur la face inférieure des pierres ; ils se présentent sous la forme d'un cordon étroit et festonné, enroulé en spirale sur deux ou trois tours, d'un diamètre d'environ 2 cm, et composés d'œufs blancs d'environ 90 microns, étroitement serrés les uns contre les autres.
Les sources
• BARRABES Michel, PODDUBETSKAIA OSSOKINE Marina, MÜLLER Yves in : DORIS, 03/12/2024 : Spurilla neapolitana (delle Chiaje, 1844), https://doris.ffessm.fr/ref/specie/497
• WoRMS : MolluscaBase eds. (2026). MolluscaBase. Spurilla neapolitana (Delle Chiaje, 1841). Accessed through: World Register of Marine Species at: https://www.marinespecies.org/aphia.php?p=taxdetails&id=138722on 2026-05-27
• OPK-Opistobranquis ; Ballesteros, M., Madrenas, E. & Pontes, M. (2025) "Spurilla neapolitana" in OPK-Opistobranquis. Published: 16/05/2012. Accessed: 27/05/2026. Available at (https://opistobranquis.info/en/?p=574)
• Carmona L., Lei B.R., Pola M., Gosliner T.M., Valdés Á. & Cervera J.L. 2014. Untangling the Spurilla neapolitana (Delle Chiaje, 1841) species complex: a review of the genus Spurilla Bergh, 1864 (Mollusca: Nudibranchia: Aeolidiidae). Zoological Journal of the Linnean Society, 170(1): 132–154 -http://www.vliz.be/imisdocs/publications/256209.pdf
Les autres noms communs
• Royaume-Uni : Naples spurilla • Royaume-Uni : Neapolitan spurillaLes autres noms scientifiques (non valide)
• Eolis alderiana Deshayes, 1865 • Eolis conspersa P. Fischer, 1869 • Eolis conspersa P.Fischer, 1869 • Eolis neapolitana Delle Chiaje, 1841 • Flabellina inornata A. Costa, 1866 • Spurilla mograbina Pruvot-Fol, 1953 • Spurilla vayssierei García-Gómez & Cervera, 1985
Auteur : Pascal COATNOANPhoto prise le 02/04/2022 à Jetée de Bélisaire (Allée des Mésanges)
Auteur : johan planchatPhoto prise le 01/01/0000
Auteur : Pascal COATNOANPhoto prise le 22/02/2023 à Le Mimbeau
Auteur : Pascal COATNOANPhoto prise le 11/03/2024 à Les Couronneaux (St Clément des Baleines)
08/08/2019
Historique des modifications
• Création : Pascal COATNOAN le 27/05/202627/05/2026 Un commentaire ou une erreur sur cette fiche espèce : Cliquer ici !

