Palourde-poulette Venerupis corrugata BioObs
Palourde-poulette
Venerupis corrugata
Auteur : Brigitte FournierPhoto prise le 02/11/2019 à Le Ponton
Animaux
Mollusques
Bivalves (ou Lamellibranches)
Description
Surnommée parfois la « boudeuse » sur certains marchés littoraux, Venerupis corrugata se distingue par ses siphons entièrement soudés : incapable de les rétracter hermétiquement au même titre que d'autres bivalves, elle perd son eau plus rapidement hors de son élément, exigeant d'être dégustée très fraîchement après sa récolte. Description observable à l'oeil nu À l'état adulte, ce coquillage mesure généralement entre 3 et 5 cm de longueur. Sa coquille équivalve montre une coloration externe à dominante crème, grisâtre ou jaunâtre. Elle arbore très souvent un décor varié de motifs géométriques, composé de bandes, de zigzags ou de rayures allant du brun foncé au violacé. La surface extérieure offre un aspect légèrement rugueux en raison des fines rides transversales. L'intérieur de la coquille présente une surface lisse et brillante d'un blanc nacré, parfois ponctuée de nuances violettes ou bleutées sous le crochet et le long des bordures marginales. Clés et caractères d'identification Coquille de forme oblongue à ovale, présentant une extrémité antérieure arrondie et une bordure postérieure plus tronquée. Sculpture de la surface externe composée de fines stries concentriques d'accroissement entrecroisées par de légères lignes radiale-articulées créant un motif délicatement quadrillé ou ondulé. Siphons entièrement fusionnés sur toute leur longueur, sans séparation au sommet. Charnière composée de trois dents cardinales sur chaque valve (la dent centrale de la valve gauche ainsi que la dent postérieure de la valve droite sont bifides, c'est-à-dire divisées en deux). Absence totale de dents latérales sur la charnière. Sinus palléal profond, en forme de U, s'étendant au-delà du milieu de la coquille sur sa face interne. Présence d'un byssus fonctionnel, servant d'ancrage aux éléments du substrat.Confusions possibles
L'identification visuelle peut prêter à confusion avec plusieurs bivalves de la même famille (Veneridae) : - Palourde croisée iRuditapes decussatus : Elle possède une coquille au quadrillage plus prononcé. Le critère le plus net réside dans ses siphons qui sont totalement séparés sur toute leur longueur, contrairement aux siphons entièrement fusionnés de Venerupis corrugata. - Palourde japonaise Ruditapes philippinarum : Ses stries radiales et concentriques sont beaucoup plus marquées (relief très décussé et râpeux) et ses siphons ne sont séparés qu'à l'extrémité. _ Palourde rose ou clovisse lisse iPolititapes rhomboides : Sa coquille est nettement plus lisse, luisante, et ne présente pas la striation radiale caractérisant V. corrugata. - Palourde jaune Venerupis aurea : Espèce de taille nettement plus petite (1,5 à 2,5 cm) arborant souvent une teinte dorée ou vivement colorée sur la face interne.Biotope / Habitat
Venerupis corrugata privilégie les milieux aquatiques abrités des fortes vagues, tels que les baies, les rias et les zones estuariennes. Ce mollusque fouisseur vit habituellement enfoui dans les premiers centimètres du sédiment (jusqu'à environ 5 cm de profondeur) composé de sables fins, de boues vaseuses ou de graviers mêlés. Il s'installe également occasionnellement dans les fissures de roches ou sous des pierres. On rencontre cette palourde depuis le bas de la zone d'immersion intertidale (bas d'estran) jusqu'à des profondeurs allant jusqu'à 35 mètres. Pour maintenir sa position et éviter d'être délogée par les courants, elle sécrète de fins fils de byssus qui s'arriment aux petits cailloux environnants.Distribution
L'espèce est largement répandue dans l'océan Atlantique Nord-Est. Son aire de distribution s'étend depuis les côtes septentrionales de la Norvège jusqu'aux littoraux de l'Afrique de l'Ouest, en passant par les côtes britanniques, la Manche, le golfe de Gascogne et la mer Méditerranée.Les zones géographiques (BioObs)
Espèce évaluée sur Liste Rouge
Le type d'observation
Les sources
• TOURENNE Murielle, LE BRIS Sylvain in : DORIS, 28/05/2025 : Venerupis corrugata (Gmelin, 1791), https://doris.ffessm.fr/ref/specie/3026
• WoRMS : MolluscaBase eds. (2026). MolluscaBase. Venerupis corrugata (Gmelin, 1791). Accessed through: World Register of Marine Species at: https://www.marinespecies.org/aphia.php?p=taxdetails&id=181364 on 2026-07-25
• The Sea life base : Venerupis corrugata
• El litoral de Granada : Venerupis corrugata
Les autres noms communs
• Allemagne : Gemeine Teppichmuschel • Allemagne : Kleine Teppichmuschel / Getupfte Teppichmuschel • Danemark : Tæppemusling • Espagne : Almeja babosa • France : Palourde bleue • France : Palourde géographique • Royaume-Uni : Corrugated venus • Royaume-Uni : Pullet carpet shell / pullet carpetclam • Pays-Bas : Gewone tapijtschelp • Pays-Bas : Kleine tapijtschelp • Norvège : TeppeskjellLes autres noms scientifiques (non valide)
• Petricola rugosa Menke, 1829 • Pullastra vulgaris G. B. Sowerby I, 1826 • Tapes dactyloides G. B. Sowerby II, 1852 • Tapes disrupta G. B. Sowerby II, 1852 • Tapes pullastra (Montagu, 1803) • Venerupis corrugata Deshayes, 1853 • Venerupis nucleus Lamarck, 1819 • Venerupis pullastra (Montagu, 1803) • Venerupis saxatilis (Fleuriau de Bellevue, 1802) • Venerupis senegalensis (Gmelin, 1791) • Venus corrugata Gmelin, 1791 • Venus lithophaga Danilo & Sandri, 1856 • Venus obsoleta Dillwyn, 1817 • Venus palustris Mawe, 1823 • Venus perforans Montagu, 1803 • Venus plagia Jeffreys, 1847 • Venus pullastra Montagu, 1803 • Venus punctulata Gmelin, 1791 • Venus saxatilis Fleuriau de Bellevue, 1802 • Venus saxicola Danilo & Sandri, 1856 • Venus senegalensis Gmelin, 1791
Auteur : Michèle LEBASCLEPhoto prise le 17/11/2024 à Plage de Lanséria
Auteur : Benjamin GuichardPhoto prise le 20/03/2022 à Pointe de l'Armorique
02/11/2019
Historique des modifications
• Création : Pascal COATNOAN le 11/08/202611/08/2026 Un commentaire ou une erreur sur cette fiche espèce : Cliquer ici !
