Doris d'Adriana Doris adrianae BioObs
Doris d'Adriana
Doris adrianae
Auteur : François SichelPhoto prise le 08/08/2018 à Aiguilles de Bae-Lah-Zu
Animaux
Mollusques
Gastéropodes Opisthobranches
Nudibranches Doridiens
Description
Description Observable à l'Œil Nu - Silhouette et taille : Le corps présente une forme ovale à oblongue. C'est un doridien de taille moyenne à grande, dont la longueur maximale répertoriée atteint environ 76 mm. - Teinte générale : La coloration dominante varie du jaune vif au jaune-orangé. Le dessous de l'animal (manteau ventral) est plus clair, tandis que la tête, le pied locomoteur et les bords adjacents virent à un orange plus soutenu. - Texture du manteau (Notum) : Le dos est intégralement tapissé de tubercules arrondis et légèrement coniques de dimensions hétérogènes. Leur surface rugueuse donne à l'animal un aspect "peau d'orange". Les tubercules les plus volumineux se concentrent sur la ligne médiane ainsi que sur deux bandes longitudinales plus sombres qui relient les rhinophores aux branchies. - Consistance au toucher : En raison de sa densité interne de spicules, ce nudibranche est extrêmement ferme et compact au toucher, tout en conservant la flexibilité nécessaire pour ramper sur les roches. - Organes sensoriels et respiratoires : * Les rhinophores (antennes dorsales) sont lamellés et jaunes. Ils peuvent se rétracter complètement dans des fourreaux protecteurs dont le rebord est légèrement surélevé et tuberculé. - Le panache branchial est composé de 7 à 8 feuilles plumeuses (tripennées). Leur couleur est assortie au manteau (jaune/orange) ou parfois blanchâtre, et elles entourent une papille anale jaunâtre. - Descriptif de la ponte : La ponte de la doris d'Adriana consiste en un long ruban gélatineux (parfois appelé cordon ou collerette) solidement ancré au substrat rocheux ou à proximité immédiate des colonies d'éponges nourricières. Ce ruban d'oeufs s'enroule à plat pour former une spirale régulière de plusieurs tours (généralement orientée dans le sens inverse des aiguilles d'une montre). La coloration de la ponte varie du blanc crème au jaune vif, une teinte dictée par les pigments des oeufs et l'alimentation de l'adulte. Ce mollusque est un spongivore strict (spécialisation trophique). Il se nourrit exclusivement de porifères. Sa proie de prédilection – sur laquelle on la trouve d'ailleurs très souvent posée – est l'éponge jaune Polymastia boletiformis (également connue sous le nom d'éponge mamelle), caractérisée par ses papilles contractiles cylindriques.Confusions possibles
- Doris ocellée Doris ocelligera : Beaucoup plus petite (10 à 12 mm maximum). Elle porte des points noirs bien visibles à l'oeil nu situés directement au sommet de ses tubercules très hirsutes. Chez D. adrianae, les points noirs cutanés sont microscopiques. - (Doris verruqueuse Doris verrucosa : Taille similaire mais fréquente préférentiellement les milieux sablo-vaseux ou les herbiers de zostères. Ses tubercules sont plus réguliers, et elle ne possède ni les bandes sombres dorsales ni la rigidité corporelle de D. adrianae. - Doris citron Doris pseudoargus : Peut être jaune ou orangée, mais son manteau est presque toujours marbré de taches vertes, brunes ou violacées éparses, lui conférant un aspect de "mousse" ou de "gâteau", contrairement à la robe unie de D. adrianae.Biotope / Habitat
La doris d'Adriana affectionne principalement les fonds rocheux de l'étage infralittoral inférieur et du circalittoral côtier. Les observations se concentrent généralement à des profondeurs comprises entre 11 et 20 mètres. On la rencontre régulièrement au sein des surplombs rocheux, dans des zones modérément exposées aux courants, et parfois à l'abri sous des massifs de gorgones (telles que Leptogorgia lusitanica).Distribution
Cette espèce est endémique de l'Océan Atlantique Nord-Est. Découverte et décrite initialement en Espagne dans la Ría de Ferrol (Galice), sa présence est également attestée le long de la façade atlantique française, notamment en Bretagne (autour de l'île d'Ouessant) et plus au sud, au niveau des îles de Loire-Atlantique et de Vendée (îles d'Yeu et de Noirmoutier).Les zones géographiques (BioObs)
Espèce évaluée sur Liste Rouge
Le type d'observation
Les sources
• WoRMS : MolluscaBase eds. (2026). MolluscaBase. Doris adrianae Urgorri & Señarís, 2021. Accessed through: World Register of Marine Species at: https://www.marinespecies.org/aphia.php?p=taxdetails&id=149538 on 2026-07-05
• in : DORIS, 20/04/2021 : Doris adrianae Urgorri & Señarís, 2021, https://doris.ffessm.fr/ref/specie/5424
• OPK-Opistobranquis : Pontes, Miquel, Manuel Ballesteros, Enric Madrenas (2025) "Doris adrianae" in OPK-Opistobranquis. Published: 27/03/2021. Accessed: 12/07/2026. Available at (https://opistobranquis.info/en/?p=32002)
• Urgorri, Victoriano & Señarís, Marcos & Díaz-Agras, Guillermo & Candás, María & Gómez-Rodríguez, Carola. (2021). Doris adrianae sp. nov. (Heterobranchia; Nudibranchia; Doridina) from the Galician coasts (NW Iberian Peninsula). https://www.researchgate.net/publication/350290829_Doris_adrianae_sp_nov_Heterobranchia_Nudibranchia_Doridina_from_the_Galician_coasts_NW_Iberian_Peninsula
• Senckenberg : Doris adrianae
Les autres noms communs
• Royaume-Uni : Adriana's doris08/08/2018
Historique des modifications
• Création : Pascal COATNOAN le 12/07/202612/07/2026 Un commentaire ou une erreur sur cette fiche espèce : Cliquer ici !
