Goniodoris blanc Okenia nodosa BioObs
Goniodoris blanc
Okenia nodosa
Auteur : Corine PicardPhoto prise le 05/09/2021 à Plage du Veridet
Animaux
Mollusques
Gastéropodes Opisthobranches
Nudibranches Doridiens
Description
Description observable à l'oeil nu - Taille : C'est un nudibranche de petite taille, mesurant généralement entre 10 et 20 mm de long, avec un maximum enregistré à 27 mm. - Couleur & aspect : son corps est blanc et hautement translucide. Cette transparence laisse apparaître par transparence la masse viscérale interne, de couleur rose, violette ou jaunâtre. - Texture du dos : le manteau est parsemé de nombreuses petites taches ou mouchetures d'un blanc laiteux opaque, parfois teintées de jaune pâle. Le pied peut dépasser largement du manteau. - Rhinophores et branchies : ses deux rhinophores (antennes sensorielles) sont lamellés, présentant une douzaine de lamelles transversales. Le panache branchial situé à l'arrière entoure l'anus et se compose de 8 à 13 branchies simples (pennées) disposées en cercle. - À l'avant, on voit bien ses 2 tentacules buccaux et à l'arrière la ligne médiane blanche ou jaune sur sa queue. Pour identifier cette espèce à coup sûr, recherchez ces critères morphologiques : - Le voile buccal proéminent : À l'avant de la tête, on distingue deux tentacules buccaux aplatis, lisses et disposés en "V", bien visibles par le dessus. - Le manteau réduit : les rebords du manteau sont très fins et légèrement ondulés, laissant largement dépasser les flancs et le pied de l'animal lorsqu'il se déplace. - La crête dorsale médiane : une ligne longitudinale opaque (blanche ou jaune) s'étire sur le dos, se prolongeant sur la queue (le métapodium). - Les tubercules latéraux : de part et d'autre de cette crête centrale, le dos est flanqué de petites excroissances coniques (les fameux "noeuds" ou papilles). - Les fausses "pores" transparentes : Juste derrière le bouquet de branchies et près de la base des rhinophores, la peau est totalement dépourvue de pigment blanc, créant l'illusion d'opercules ou de petits trous translucides.Confusions possibles
- Goniodoris châtaigne Pelagella castanea : Corps de couleur brune à violacée (et non blanc translucide), taille adulte nettement plus grande (jusqu'à 40 mm). - Lophodoris danielsseni : Silhouette blanche similaire, mais le rebord de son manteau est profondément découpé en dents de scie et elle possède des protubérances post-branchiales jaunes. - Polycère bossue Ancula gibbosa : Bien que blanche et jaune, elle n'a pas de crête médiane sur le dos et possède de longs appendices pointus (processus extra-branchiaux) autour des branchies et des rhinophores.Biotope / Habitat
Cette espèce benthique vit principalement dans la zone de balancement des marées (estran) et la zone infralittorale rocheuse peu profonde. Elle apprécie les surplombs rocheux ombragés, le dessous des pierres et les zones riches en algues où se développent ses proies. Bien qu'observée le plus souvent entre 0 et 20 mètres de profondeur, elle a été signalée jusqu'à 120 mètres de fond dans les fjords norvégiens. Le goniodoris blanc effectue une transition alimentaire remarquable au cours de sa vie (changement de niche ontogénique) : - Les juvéniles : ils se nourrissent exclusivement de bryozoaires encroûtants, en particulier d'espèces gélatineuses comme Alcyonidium diaphanum, Alcyonidium polyoum ou Flustrellidra hispida. - Les adultes : ils délaissent les bryozoaires pour s'attaquer aux ascidies coloniales (des tuniciers), notamment Diplosoma listerianum, Dendrodoa grossularia et le botrylle étoilé Botryllus schlosseri.Distribution
Très répandue dans l'Atlantique Nord-Est, elle est commune tout autour des îles Britanniques, en Manche, en mer du Nord, et descend le long des côtes françaises jusqu'au nord-ouest de l'Espagne. Elle est également présente de manière plus rare en mer Méditerranée.Les zones géographiques (BioObs)
Espèce évaluée sur Liste Rouge
Le type d'observation
Les associations
Relation avec : Goniodoris blanc - Okenia nodosa
Type de relation : Ponte
Il se reproduit principalement de janvier à juin, on peut alors voir de grands rassemblements. La ponte est en forme de ruban, elle contient plus de 30 000 œufs. C'est une espèce annuelle, il meurt peu de temps après s'être reproduit.
Type de relation : Ponte
Il se reproduit principalement de janvier à juin, on peut alors voir de grands rassemblements. La ponte est en forme de ruban, elle contient plus de 30 000 œufs. C'est une espèce annuelle, il meurt peu de temps après s'être reproduit.
Les sources
• MARAN Vincent, MÜLLER Yves, ZIEMSKI Frédéric in : DORIS, 21/01/2021 : Goniodoris nodosa (Montagu, 1808), https://doris.ffessm.fr/ref/specie/1858
• MarLIN : Rowley, S.J. 2007. Okenia nodosa A sea slug. In Tyler-Walters H. Marine Life Information Network: Biology and Sensitivity Key Information Reviews, [on-line]. Plymouth: Marine Biological Association of the United Kingdom. [cited 14-07-2026]. Available from: Okenia nodosa
• WoRMS : MolluscaBase eds. (2026). MolluscaBase. Okenia nodosa (Montagu, 1808). Okenia nodosa on 2026-07-12
Les autres noms communs
• Royaume-Uni : Angular Seaslug • Italie : Doride nodoso • Pays-Bas : Bleke plooislak • Suède : Pudrad plogläppLes autres noms scientifiques (non valide)
• Doris barvicensis G. Johnston, 1838 • Doris elongata W. Thompson, 1840 • Doris nodosa Montagu, 1808 • Goniodoris emarginata Forbes, 1840 • Goniodoris nodosa (Montagu, 1808)
Auteur : Corine PicardPhoto prise le 22/01/2022 à Port de Lérat
Auteur : Corine PicardPhoto prise le 22/01/2022 à Port de Lérat
Auteur : Corine PicardPhoto prise le 05/09/2021 à Plage du Veridet
Auteur : Corine PicardPhoto prise le 22/01/2022 à Port de Lérat
Auteur : Corine PicardPhoto prise le 15/01/2022 à Plage du Grand Lanroué
Auteur : Corine PicardPhoto prise le 05/09/2021 à Plage du Veridet
05/09/2021
Historique des modifications
• Création : Corine Picard le 02/02/2022 • Modification : Pascal COATNOAN le 28/07/202628/07/2026 Un commentaire ou une erreur sur cette fiche espèce : Cliquer ici !

