Coquille St Jacques à 7 rayons Pseudamussium peslutrae BioObs

Coquille St Jacques à 7 rayons

Pseudamussium peslutrae

Coquille St Jacques à 7 rayons - Pseudamussium peslutrae - <a href=' https://www.marinespecies.org/aphia.php?p=image&pic=1996&tid=153001 '>IMARES</a>, <a href=' https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/  '>CC BY-NC-SA 4.0</a>, via Worms - BioObs Auteur : IMARES, CC BY-NC-SA 4.0, via Worms
Photo prise le 01/01/2019

Animaux

Mollusques

Bivalves (ou Lamellibranches)

Description

Reconnaissable à sa coquille peignée ornée de quelques larges côtes radiales rappelant une empreinte de patte, la coquille St Jacques à 7 rayons est un pectinidé typique des fonds sédimentaires profonds de l'Atlantique Nord. Caractères d'identification à l'oeil nu : La coquille est de taille moyenne (30 à 50 mm de diamètre), de contour suborbiculaire (légèrement plus haute que large) et aux valves modérément convexes. La coloration est variable, allant du brun-rougeâtre au rose purpurin, fréquemment marbrée ou tachetée de blanc. Nombre de côtes radiales : présence de 5 à 9 (très généralement 7 ou 8) larges côtes radiales arrondies et bien marquées sur chaque valve. Espaces intercostaux : creux entre les côtes larges, lisses et doucement concaves. Oreilles (auricules) : petites et nettement subégales (oreilles antérieure et postérieure de taille presque identique). Bord de la coquille : marge ondulée ou festonnée correspondant à l'aboutissement des côtes radiales. Couleur et motifs : valve supérieure (gauche) souvent plus vivement colorée et marbrée que la valve inférieure (droite), plus pâle. Caractères nécessitant une observation poussée (loupe binoculaire) : Micro-sculpture de la coquille : fines stries de croissance concentriques croisant de très légères lignes radiales secondaires sur la surface des côtes. Ctenolium : petites dents alignées le long de la chancrure byssale, très réduites ou absentes chez l'adulte mais observables chez le jeune individu. Structure du manteau : rangées de minuscules ocelles (yeux palléaux) disposées le long du bord interne du manteau.

Confusions possibles

- Peigne operculé Aequipecten opercularis : possède un nombre de côtes radiales nettement plus élevé (18 à 22 côtes fines contre 5 à 9 larges côtes chez P. peslutrae). - Peigne patte de chat Manupecten pesfelis : présente des côtes plus nombreuses (7 à 10) mais très étroites, anguleuses et écailleuses, une forme de coquille plus étirée en hauteur et des oreilles très inégales. - Korobkovia glabra / Lissopecten hyalinus : coquille presque totalement lisse, dépourvue des larges côtes radiales saillantes caractéristiques. - Coquille Saint-Jacques de l'Atlantique Pecten maximus : taille nettement supérieure (100 à 150 mm), valve supérieure parfaitement plate et valve inférieure profondément concave (valves d'égale convexité chez P. peslutrae).

Biotope / Habitat

Espèce circalittorale et bathyale. Elle vit posée sur des fonds meubles : vases du plateau continental, sédiments sablo-vaseux ou sables graveleux. On la rencontre de 20 à 30 mètres de profondeur dans les bras de mer écossais ou les fjords scandinaves (zones abritées), mais plus communément entre 50 et 500 mètres de profondeur (et jusqu'à 1 000 mètres dans l'Atlantique Nord). Sa présence est permanente tout au long de l'année. Bivalve benthique libre qui ne s'enfouit pas profondément dans le sédiment. Face à un prédateur (notamment les étoiles de mer), il est capable de s'échapper en nageant sur de courtes distances par propulsion réactive, en contractant brutalement son muscle adducteur pour claquer ses valves. C'est un suspensivore filtrant qui capture le phytoplancton et les particules organiques en suspension grâce au filtre de ses branchies (cténidies). Pour le plongeur explorant les fonds meubles profonds, l'observation en immersion offre le spectacle saisissant de ses yeux palléaux brillants alignés le long du manteau et de ses déplacements acrobatiques en pleine eau lorsqu'elle est sollicitée.

Distribution

Large répartition dans l'Atlantique Nord-Est : des côtes arborescentes de Norvège, d'Islande et des îles Féroé jusqu'aux côtes de Mauritanie et du Maroc, en passant par la mer du Nord, la mer d'Irlande, la Manche et le golfe de Gascogne. Elle est également présente en mer Méditerranée (bassin occidental, dans les zones profondes). L'aire de répartition est considérée comme stable dans l'Atlantique Nord-Est.

Les zones géographiques (BioObs)

Espèce évaluée sur Liste Rouge


Le type d'observation


Les sources


WoRMS : MolluscaBase eds. (2026). MolluscaBase. Pseudamussium peslutrae (Linnaeus, 1771). Accessed through: World Register of Marine Species at: https://www.marinespecies.org/aphia.php?p=taxdetails&id=140717 on 2026-08-04
MarLIN : Lloyd, K.A., 2021. Pseudamussium peslutrae Seven-rayed scallop. In Tyler-Walters H. Marine Life Information Network: Biology and Sensitivity Key Information Reviews, [on-line]. Plymouth: Marine Biological Association of the United Kingdom. [cited 30-08-2026]. Available from: https://www.marlin.ac.uk/species/detail/2343
The Conchological Society of Great Britain and Ireland : Pseudamussium peslutrae
Picton, B.E., Keatley, L. & Morrow, C.C. (2025). Pseudamussium peslutrae. (Linnaeus, 1771). [In] Encyclopedia of Marine Life of Britain and Ireland. Pseudamussium peslutrae. Accessed on 2026-08-30
Sea Life Base : Pseudamussium peslutrae
Marine Bivalve Shells of the British Isles : Pseudamussium peslutrae
PECTEN SITE / Collection Arne Ghys : Pseudamussium peslutrae

Les autres noms communs

• Allemagne : Siebenstrahlige Kammmuschel • Danemark : Syvribbet kammusling • Royaume-Uni : Seven-rayed scallop • Pays-Bas : Zevenribs-mantel • Norvège : Sjustripeskjell • Suède : Sjustrålig kammussla

Les autres noms scientifiques (non valide)

Chlamys (Peplum) septemradiatum (O. F. Müller, 1776)Chlamys septemradiatus (O. F. Müller, 1776)Ostrea danica Holten, 1802Ostrea peslutrae Linnaeus, 1771Pecten (Peplum) estheris Crema, 1903Pecten aspersus Lamarck, 1819 ·Pecten danicus Reeve, 1852Pecten estheris Crema, 1903Pecten jamesoni Forbes, 1839Pecten nebulosus T. Brown, 1835Pecten peslutrae (Linnaeus, 1771)Pecten pseudamusium Deshayes, 1835Pecten septemradiatus O. F. Müller, 1776Pecten septemradiatus var. scaber Jensen, 1912Pecten stellatus Reeve, 1852Peplum septemradiatum (O. F. Müller, 1776)Pseudamussium hybridum (Gmelin, 1791)Pseudamussium septemradiatum (O. F. Müller, 1776)
01/01/2019

Historique des modifications

• Création : Pascal COATNOAN le 30/08/2026


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