Vénus rudis Pitar rudis BioObs
Vénus rudis
Pitar rudis
Auteur : Anne PechmejaPhoto prise le 09/02/2025 à Herbier de zostère du seaquarium
Animaux
Mollusques
Bivalves (ou Lamellibranches)
Description
Petite vénus des fonds de sable grossier et de graviers, la vénus rudis se reconnaît à sa coquille bombée couverte de cordons concentriques rugueux et d'ornements géométriques extrêmement variables. Caractères d'identification observables sur le terrain : La coquille est équivalve, inéquilatérale et de forme ovale à subtrigonale, mesurant le plus souvent entre 15 et 25 mm de longueur (avec un maximum d'environ 30 mm). Le test est relativement solide, d'une coloration de fond allant du crème au beige clair, fréquemment agrémenté de taches, de bandes radiales ou de lignes anguleuses brun rougeâtre. La face interne est d'un blanc pur, lisse, affichant une bordure interne parfaitement dépourvue de crénulations. Sculpture concentrique marquée : présence de cordons concentriques reliefés, réguliers et resserrés, donnant une texture rugueuse caractéristique au toucher. Crochets prosogyres : crochets proéminents et recourbés vers le bord antérieur. Lunule cordiforme : lunule en forme de coeur nettement délimitée par une fine strie imprimée. Sinus palléal triangulaire : sur les valves vides, l'empreinte palléale forme une encoche triangulaire montant jusqu'au milieu de la valve. Caractères nécessitant une observation approfondie (loupe binoculaire) : Dentition de la charnière : présence de trois dents cardinales sur chaque valve et d'une dent latérale antérieure nette sur la valve gauche (caractère diagnostique du genre Pitar). Micro-stries intercostales : détails des fines stries d'accroissement visibles dans le fond des sillons séparant les cordons concentriques.Confusions possibles
- Petite praire Chamelea gallina : présente une forme nettement plus triangulaire avec des stries concentriques beaucoup plus fines, serrées et une surface plus lisse. - Vénus à bandes Clausinella fasciata : se distingue par des lames concentriques très larges, plates et nettement espacées, formant un profil général très comprimé. - Vénus ovale Timoclea ovata : possède une sculpture réticulée bien visible (croisement de stries radiales et concentriques), alors que Pitar rudis ne montre pas de côtes radiales marquées. - Verni Callista chione : affiche une taille adulte beaucoup plus imposante (jusqu'à 10 cm), avec un périostracum lisse, brillant et verni d'un brun-acajou caractéristique. - Praire commune Venus verrucosa : coquille plus volumineuse dont les cordons concentriques très saillants portent des tubercules verruqueux absents chez Pitar rudis.Biotope / Habitat
Pitar rudis est une espèce benthique inféodée aux étages infralittoral et circalittoral, évoluant généralement entre 5 et 100 mètres de profondeur. Elle affectionne particulièrement les sédiments meubles grossiers tels que les sables détritiques, les graviers, les débris coquilliers et les bancs de maërl soumis à des courants modérés. Ce bivalve vit enfoui à quelques centimètres sous la surface du sédiment. Sa présence est constante tout au long de l'année. Ce coquillage mène une vie endobenthique et s'avère capable de s'enfouir rapidement après un dérangement grâce à son pied musculeux. Il s'agit d'un organisme suspensivore qui s'alimente en déployant deux courts siphons à la surface du substrat pour aspirer l'eau de mer environnante. Ses cténidies filtrent le phytoplancton et la matière particulaire organique en suspension avant de rejeter l'eau filtrée. Le relief rugueux de sa coquille permet aux particules de sédiment de s'accrocher dans les sillons, assurant un dissimulateur naturel efficace sous l'eau. Pour le plongeur, l'observation de l'animal vivant exige une scrutation attentive du substrat pour déceler les deux petits orifices siphonaux effleurant le sable. La recherche de coquilles vides dans les débris coquilliers offre un spectacle intéressant en raison de la grande variété des motifs géométriques et des lignes zigzaguées propres à chaque individu.Distribution
L'espèce est largement distribuée dans l'Atlantique nord-est, s'étendant des côtes sud des îles Britanniques et du golfe de Gascogne jusqu'à la côte ouest-africaine (Canaries, Cap-Vert, Sénégal). Elle est également très présente sur l'ensemble du littoral méditerranéen. En France, on la rencontre le long de la façade atlantique et sur toutes les côtes méditerranéennes. L'aire de répartition actuelle est considérée comme stable.Les zones géographiques (BioObs)
Espèce évaluée sur Liste Rouge
Le type d'observation
Les sources
• WoRMS : MolluscaBase eds. (2026). MolluscaBase. Pitar rudis (Poli, 1795). Accessed through: World Register of Marine Species at: https://www.marinespecies.org/aphia.php?p=taxdetails&id=141926 on 2026-08-10
• Sea Life Base : Pitar rudis
• El LItoral de Granada : Pitar rudis
• Database with determination key for European mollusks : Pitar rudis
Les autres noms communs
• Allemagne : Venus Mussel • Royaume-Uni : Rough pitar venusLes autres noms scientifiques (non valide)
• Cytherea cycladiformis Nyst, 1835 • Cytherea gracilenta Locard, 1891 • Cytherea rugata Locard, 1891 • Cytherea venetiana Lamarck, 1818 • Meretrix (Pitar) rudis (Poli, 1795) • Meretrix rudis (Poli, 1795) • Meretrix rudis var. radiata Bucquoy, Dautzenberg & Dollfus, 1893 • Pitar (Callista) rudis (Poli, 1795) • Pitar (Pitar) rudis (Poli, 1795) • Venus ochropicta Krynicki, 1837 • Venus pectunculus Brocchi, 1814 • Venus rudis Poli, 1795
Auteur : Anne PechmejaPhoto prise le 09/02/2025 à Herbier de zostère du seaquarium
Auteur : Anne PechmejaPhoto prise le 09/02/2025 à Herbier de zostère du seaquarium
Auteur : Anne PechmejaPhoto prise le 09/02/2025 à Herbier de zostère du seaquarium
Auteur : Anne PechmejaPhoto prise le 09/02/2025 à Herbier de zostère du seaquarium
09/02/2025
Historique des modifications
• Création : Jean-Pierre CASTILLO le 11/10/2025 • Modification : Pascal COATNOAN le 31/08/202631/08/2026 Un commentaire ou une erreur sur cette fiche espèce : Cliquer ici !
