Discodoris étoilé Discodoris stellifera BioObs
Discodoris étoilé
Discodoris stellifera
Auteur : Virginie ZajdelPhoto prise le 01/03/2025 à Marseillan
Animaux
Mollusques
Gastéropodes Opisthobranches
Nudibranches Doridiens
Description
Silhouette et taille : ce nudibranche possède un corps ovale, très plat et souple, mesurant généralement entre 3 et 6 cm de longueur (certains spécimens de l'Atlantique peuvent exceptionnellement atteindre 10 à 12 cm). Coloration : sa livrée est extrêmement variable. Elle oscille entre le jaune-orangé, le brun-ocre, le grisâtre et le rouge brique. Le manteau est parsemé de taches plus sombres (marron ou chocolat) et de zones plus claires. Le motif « étoilé » : le critère visuel majeur réside dans la présence de petites taches pâles ou translucides de forme stellaire réparties sur le dos. Ces étoiles résultent de lignes claires qui rayonnent autour des petits orifices des glandes défensives. Appendices sensoriels (rhinophores) : deux rhinophores laminés (portant 15 à 25 lamelles) émergent à l'avant. Ils sont rétractiles et de la même couleur que le corps, souvent terminés par une petite pointe blanche. Appareil respiratoire (branchies) : un panache de 6 à 9 branchies plumeuses et tripennées entoure l'anus à l'arrière du dos. Ce bouquet branchial est entièrement rétractable dans une poche protectrice. Pour confirmer l'identité de l'espèce de manière rigoureuse, plusieurs critères microscopiques ou anatomiques précis sont requis : – Tubercules dorsaux (caryophyllidies) : Le manteau est entièrement recouvert de minuscules papilles sensorielles rigides, denses et pointues, appelées caryophyllidies, qui lui confèrent un aspect velouté caractéristique au toucher. – Orifices des glandes acides : présence de pores glandulaires discrets sur le dos, cernés par des motifs de spicules cutanés disposés de manière rayonnante (en étoile). – Armature buccale (radula) : la radula (langue râpeuse) présente des dents latérales lisses et crochues, associées à des plaques cuticulaires spécifiques au niveau de la cuticule labiale (caractéristique du genre Geitodoris). La reproduction donne lieu au dépôt d'une ponte très visible. Elle se présente sous l'aspect d'un ruban gélatineux large, plat et finement plissé, enroulé sur lui-même en une spirale serrée évoquant une collerette ou une rosace. Le ruban est généralement de teinte blanchâtre, crème ou jaune pâle, selon la nourriture récemment ingérée par l'adulte. La ponte est solidement collée sur un substrat dur (roche) ou directement à proximité immédiate des colonies d'éponges qui servent de nourriture.Confusions possibles
- Doris argo Platydoris argo : Corps beaucoup plus rigide, presque coriace au toucher. Couleur rouge-orangé plus uniforme, sans motifs étoilés clairs. Le bord de sa poche branchiale est nettement lobé. - Doris rouge Rostanga rubra : Taille beaucoup plus petite (rarement plus de 1,5 cm). Sa couleur est d'un rouge écarlate vif et ses rhinophores portent des lamelles verticales caractéristiques. - Doris citron Doris pseudoargus : Taille généralement supérieure. Son manteau est couvert de gros tubercules irréguliers et bosselés (type chou-fleur) et ne présente jamais les motifs en étoile autour de pores glandulaires. - Jorunna blanche Jorunna tomentosa : Aspect également velouté mais de coloration beige ou grisâtre beaucoup plus uniforme, marqué de quelques petits points sombres alignés, sans taches stellaires claires.Biotope / Habitat
Profondeur : on rencontre cette espèce depuis la zone de balancement des marées (zone intertidale) jusqu'à environ 40 à 50 mètres de profondeur (zone circalittorale). Substrat et comportement : C'est un animal lucifuge (qui fuit la lumière directe). Il affectionne les fonds rocheux ombragés, les parois verticales riches en faune fixée, les surplombs, les failles et se cache très fréquemment sous les pierres durant la journée. Régime alimentaire : ce nudibranche est exclusivement carnivore et spécialisé dans la consommation de spongiaires (éponges). Il broute activement des éponges siliceuses encroûtantes, principalement celles du genre Dysidea (notamment Dysidea fragilis) et Hemimycale columella.Distribution
Océan Atlantique Est : depuis les côtes de la Norvège et des îles Britanniques jusqu'à la péninsule Ibérique, les Açores et le littoral ouest-africain. Mer Méditerranée : présent sur l'ensemble du bassin méditerranéen (notamment sur les côtes françaises, italiennes et espagnoles).Les zones géographiques (BioObs)
Espèce évaluée sur Liste Rouge
Le type d'observation
Les sources
• MARAN Vincent, MÜLLER Yves, ZIEMSKI Frédéric in : DORIS, 21/01/2021 : Discodoris stellifera (Ihering in Vayssière, 1904), https://doris.ffessm.fr/ref/specie/1375
• WoRMS : MolluscaBase eds. (2026). MolluscaBase. Discodoris stellifera (Vayssière, 1903). Accessed through: World Register of Marine Species at https://www.marinespecies.org/aphia.php?p=taxdetails&id=139575 on 2026-07-15
• OPK-Opistobranquis : Ballesteros, M., Madrenas, E. & Pontes, M. (2025) "Discodoris stellifera" in OPK-Opistobranquis. Published: 16/05/2012. Accessed: 15/07/2026. Available at ( https://opistobranquis.info/en/?p=492)
Les autres noms scientifiques (non valide)
• Archidoris stellifera Vayssière, 190301/03/2025
Historique des modifications
• Création : Laurent Colombet le 14/03/2025 • Modification : Pascal COATNOAN le 16/07/202616/07/2026 Un commentaire ou une erreur sur cette fiche espèce : Cliquer ici !
