Grande lutraire Lutraria magna BioObs

Grande lutraire

Lutraria magna

Grande lutraire - Lutraria magna - Pascal COATNOAN - BioObs Auteur : Pascal COATNOAN
Photo prise le 03/03/2024 à Plage des Dunes (Lège Cap Ferret)

Animaux

Mollusques

Bivalves (ou Lamellibranches)

Description

Enfouie profondément sous le sédiment, cette créature ne laisse émerger que ses deux imposants siphons soudés, agissant comme un véritable périscope pour respirer et capter sa nourriture tout en maintenant sa coquille totalement à l'abri des prédateurs ! Description observable à l'oeil nu La grande lutraire est un mollusque bivalve volumineux dont la coquille solide et équivalve s'étend généralement sur une longueur variant de 11 cm à 15 cm pour une hauteur de 6 à 7 cm. La surface extérieure calcaire arbore une teinte blanchâtre à jaunâtre, couverte chez les individus vivants par un périostracum brun à verdâtre. La face interne des valves, d'un blanc nacré porcelané, laisse apparaître une impression musculaire bien visible ainsi qu'une empreinte palléale creusée d'une encoche (sinus palléal) particulièrement large et arrondie. Caractères et clés d'identification Silhouette arquée et incurvée : la bordure supérieure/postérieure du coquillage présente une courbure marquée vers le haut, donnant à la coquille son profil oblong et arqué caractéristique. Bords bâillants aux extrémités : les deux valves de la coquille ne se rejoignent jamais hermétiquement aux extrémités, ménageant une ouverture permanente pour la sortie du pied à l'avant et la protrusion des siphons à l'arrière. Crochet (umbo) décalé : le sommet du coquillage est très fortement positionné vers l'avant, situé approximativement au premier quart de la longueur de la valve. Siphons volumineux en équerre : les deux tubes siphonaux sont réunis sur la majeure partie de leur longueur et effectuent un virage à angle droit marqué lorsqu'ils sortent du substrat. Papilles tentaculaires au niveau du siphon anal : L'orifice supérieur anal est bordé par une trentaine de petites papilles sensitives. Charnière à cuilleron (chondrophore) : la face interne de la charnière possède un cuilleron bien développé servant à l'insertion du ligament interne résilient.

Confusions possibles

- Lutraire elliptique Lutraria lutraria : Possède une coquille plus rectiligne sur sa partie supérieure (sans la courbure arquée caractéristique de L. magna), un crochet moins décalé vers l'avant et un périostracum tendant souvent vers le vert olive. - Lutraire étroite Lutraria angustior : De dimension inférieure (longueur maximale d'environ 10 cm), elle présente un bord ventral rectiligne et des siphons aux motifs striés de blanc et de bordeaux. - Mye des sables Mya arenaria : Habite également les substrats meubles, mais sa coquille a un galbe plus arrondi et la charnière de sa valve gauche porte un cuilleron particulièrement volumineux et asymétrique.

Biotope / Habitat

Cette espèce fouisseuse affectionne les substrats meubles comme le gravier coquillier, le sable grossier et les sédiments sablo-vaseux des estuaires ou des vasières. Son aire de vie verticale s'étend de la zone inférieure des marées (étage méditolittoral) jusqu'aux fonds infralittoraux atteignant environ 25 mètres de profondeur. Elle s'enfonce très profondément dans le substrat (entre 15 cm et 40 cm de profondeur). Une fois installée à l'âge adulte, en raison de son volume et de la profondeur d'enfouissement, elle devient totalement sédentaire. Ce bivalve benthique est un filtreur suspensivore. Il aspire le flux d'eau par l'intermédiaire de son siphon inhalant. Les particules nutritives (phytoplancton, matières organiques microscopiques, bactéries) sont piégées par les cils de ses branchies puis acheminées vers la bouche, tandis que l'eau filtrée est évacuée par le siphon exhalant.

Distribution

Lutraria magna est observée sur les côtes de l'Atlantique Nord-Est (de la mer du Nord et du sud de la Grande-Bretagne jusqu'à la péninsule Ibérique), dans tout le bassin méditerranéen, le long des côtes d'Afrique du Nord et de l'Est ainsi qu'en mer Rouge.

Les zones géographiques (BioObs)

Espèce évaluée sur Liste Rouge


Le type d'observation


Les sources


DIDIERLAURENT Sylvie, SABOURIN Nadine in : DORIS, 30/07/2026 : Lutraria magna (Gmelin, 1791), https://doris.ffessm.fr/ref/specie/3338
WoRMS : MolluscaBase eds. (2026). MolluscaBase. Lutraria magna (da Costa, 1778). Accessed through: World Register of Marine Species at: https://www.marinespecies.org/aphia.php?p=taxdetails&id=1793849 on 2026-08-08
Marine Bivalve Shells of the British Isles : Lutraria magna
Moerdijk, P. W. (2024). A lectotype for the stabilization of the name Chama magna da Costa, 1778 (presently Lutraria magna (da Costa, 1778); Bivalvia: Mactridae). Basteria. 88(2): 220-224. Lutraria magna
The Conchological Society of Great Britain and Ireland : Lutraria magna .

Les autres noms communs

• Allemagne : Längliche Ottermuschel • Espagne : Arola • France : Lacogne / Patagau • France : Lutraire soléniforme / Pied-de-couteau • Royaume-Uni : Oblong otter shell / oblong otter clam • Pays-Bas : Gebogen otterschelp

Les autres noms scientifiques (non valide)

Lutraria (Psammophila) magna (da Costa, 1778)Lutraria (Psammophila) oblonga (Gmelin, 1791)Lutraria lutraria var. jeffreysi De Gregorio, 1885Lutraria magna (da Costa, 1778)Lutraria oblonga var. altavillensis De Gregorio, 1885Lutraria oblonga var. tarantensis De Gregorio, 1885Lutraria solenoides Lamarck, 1801Mactra hians Pulteney, 1799Mya oblonga Gmelin, 1791
Grande lutraire - Lutraria magna - Pascal COATNOAN - BioObs Auteur : Pascal COATNOAN
Photo prise le 10/02/2023 à Atlantique Club ACM (Vendays-Montalivet)
Grande lutraire - Lutraria magna - Pascal COATNOAN - BioObs Auteur : Pascal COATNOAN
Photo prise le 03/07/2022 à La vigne
Grande lutraire - Lutraria magna - Pascal COATNOAN - BioObs Auteur : Pascal COATNOAN
Photo prise le 03/07/2022 à La vigne
03/03/2024

Historique des modifications

• Création : Pascal COATNOAN le 11/08/2026


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