Aplysie naine Aplysia parvula BioObs
Aplysie naine
Aplysia parvula
Auteur : Maguelone GRATEAUPhoto prise le 02/05/2025
Animaux
Mollusques
Gastéropodes Opisthobranches
Autres Opisthobranches
Description
D'aspect trapu et souple, Aplysia parvula possède un corps légèrement bombé muni d'un cou étiré et d'une tête bien marquée. Sa peau lisse arbore des nuances très variées : le plus souvent brun rougeâtre, chocolat ou vert olive, le corps est parsemé de petits points blancs ou jaunâtres regroupés en motifs polygonaux. Sur le haut de la tête se dressent deux rhinophores enroulés évoquant des oreilles de lapin. Les deux extensions charnues du pied (les parapodes) enveloppent les côtés du corps et se rejoignent vers l'arrière, se terminant par une queue effilée. Pour identifier à coup sûr Aplysia parvula, quatre critères visuels majeurs sont à rechercher : – Le liseré sombre des parapodes : les bords des deux grands replis latéraux (parapodes) sont soulignés par une ligne distincte foncée (noire, bleu nuit ou brune). – Le grand orifice dorsal (foramen) : Contrairement à la majorité des aplysies où cette ouverture est minuscule, le manteau présente ici une large lucarne ovale laissant voir et toucher la coquille interne. – Tentacules aux extrémités sombres : la pointe des rhinophores (organes sensoriels dressés) et des tentacules bucco-labiaux est généralement plus foncée que le reste du corps. – Taille réduite : C'est l'une des plus petites espèces de son genre, dépassant rarement 2 à 4 cm à l'âge adulte (avec un maximum exceptionnel mesuré à 6 cm). Aplysia parvula possède à la fois des organes mâles et femelles fonctionnels. Les individus se regroupent fréquemment pour s'accoupler en chaînes (de 3 à 5 spécimens ou plus) : le premier agit en tant que femelle, le dernier en tant que mâle, et les individus au milieu transmettent et reçoivent simultanément du sperme. La ponte ressemble à un amas enchevêtré de longs cordons gluants, évoquant un plat de spaghettis miniatures ou un peloton de laine emmêlé. Elle est généralement verdâtre, jaunâtre, orangée ou brun-rosé. Le cordon est déposé et collé sous les pierres, dans les failles de roche ou directement accroché aux frondes d'algues. Cette masse englobe des milliers de minuscules capsules d'oeufs (environ 80 à 100 microns). Après une semaine d'incubation, les oeufs éclosent sous forme de larves nageuses (véligères).Confusions possibles
- Juvéniles de grands lièvres de mer (Aplysia punctata, Aplysia fasciata) : Les jeunes spécimens de ces espèces peuvent présenter des dimensions et teintes similaires. Cependant, leurs parapodes ne portent jamais la bordure sombre d'A. parvula, et le trou sur leur manteau est réduit à un petit pore discret. - Espèces indo-pacifiques bordées de noir (Aplysia atromarginata, Aplysia nigrocincta) : Longtemps confondues sous le même nom, ces espèces possèdent aussi une marge sombre mais s'en distinguent par la structure de leurs plis musculaires ou leur géographie.Biotope / Habitat
Elle affectionne la zone infralittorale superficielle (de 0,5 m à 5 m de profondeur, parfois jusqu'à 25-30 m). On la croise sur les fonds rocheux, les dalles coralliennes et les herbiers très éclairés où abondent les macroalgues. Il s'agit d'un mollusque brouteur strictement herbivore. L'aplysie naine se nourrit prioritairement d'algues rouges (comme les genres Laurencia, Sphaerococcus ou Delisea). Elle séquestre les pigments et métabolites toxiques de ces algues pour se camoufler et synthétiser son encre défensive violette. Si elle consomme des algues vertes à défaut d'algues rouges, son corps prend une coloration nettement plus verdâtre.Distribution
Historiquement considérée comme une espèce cosmopolite des mers tropicales et tempérées chaudes (Caraïbes, Méditerranée, Indo-Pacifique), la systématique récente (travaux de Golestani et al., 2019) restreint le nom A. parvula au bassin Atlantique Ouest et aux Caraïbes, tout en reconnaissant des formes soeurs très proches dans le reste des eaux chaudes du globe.Les zones géographiques (BioObs)
Espèce évaluée sur Liste Rouge
Le type d'observation
Les sources
• DIDIERLAURENT Sylvie, PODDUBETSKAIA OSSOKINE Marina in : DORIS, 21/10/2025: Aplysia parvula Mörch, 1863, https://doris.ffessm.fr/ref/specie/2114
• WoRMS : MolluscaBase eds MolluscaBase. Aplysia parvula Mörch, 1863 Aplysia parvula
• The Sea Slug Forum : Aplysia parvula
• OPK-Opistobranquis : Ballesteros, M., Madrenas, E. & Pontes, Aplysia parvula
Les autres noms communs
• Allemagne : Kleiner Seehase • Espagne : Liebre de mar pequeña • Espagne : Llebre de mar petita • France : Lièvre de mer à points blancs (Guadeloupe) • France : Petit lièvre de mer • Royaume-Uni : Dwarf sea hare • Royaume-Uni : Little sea hare ou small sea hare • Royaume-Uni : Pygmy seahare • Royaume-Uni : White-spotted Sea Hare • Italie : Aplisia piccolaLes autres noms scientifiques (non valide)
• Aplysia (Pruvotaplysia) parvula Mörch, 1863 • Aplysia australiana Clessin, 1899 • Aplysia norfolkensis G.B. Sowerby I, 1869 • Aplysia spuria Krauss, 1848 • Tethys parvula (Mörch, 1863)
Auteur : Benjamin GuichardPhoto prise le 15/05/2021 à Vieux Banc ouest
Auteur : Maguelone GRATEAUPhoto prise le 07/05/2025
Auteur : Benjamin GuichardPhoto prise le 26/09/2020 à Pennou Pell
Auteur : Dominique HaffnerPhoto prise le 07/05/2025 à La Love
Auteur : Benjamin GuichardPhoto prise le 15/12/2024 à Maison blanche
Auteur : Maguelone GRATEAUPhoto prise le 07/05/2025
Auteur : Benjamin GuichardPhoto prise le 09/10/2021 à Herbier des Quatre-Pompes
Auteur : Henri GRATEAUPhoto prise le 11/05/2018 à La Love
Auteur : Benjamin GuichardPhoto prise le 09/10/2021 à Herbier des Quatre-Pompes
02/05/2025
Historique des modifications
• Création : Pascal COATNOAN le 31/07/202631/07/2026 Un commentaire ou une erreur sur cette fiche espèce : Cliquer ici !
