Palourde rose Polititapes rhomboides BioObs
Palourde rose
Polititapes rhomboides
Auteur : François SichelPhoto prise le 02/08/2020 à Tombant des Hors
Animaux
Mollusques
Bivalves (ou Lamellibranches)
Description
Avec sa coquille si lisse et brillante qu'elle semble avoir été soigneusement vernie à la main, la palourde rose se distingue sur les fonds marins par ses délicats tracés géométriques en zigzag, véritables oeuvres d'art miniatures façonnées par la nature. Description observable à l'oeil nu Le test de Polititapes rhomboides mesure généralement entre 3 et 6 cm de longueur (certains spécimens pouvant atteindre 7 cm). Le trait le plus frappant lors de l'observation directe est le poli miroir de sa surface, qui contraste avec le toucher rugueux de la plupart des autres bivalves fouisseurs. Sa coquille présente un contour en losange aux angles adoucis. Les bandes en zigzag rouge violacé se détachent très nettement sur le fond chair ou crème. À l'intérieur, l'éclat blanc de la nacre est souvent sublimé par une teinte rosée à violacée localisée sous le crochet. Clés et caractères d'identification Coquille de forme ovale allongée à sub-rombique, équivalve mais nettement inéquilatérale. Surface externe exceptionnellement lisse, luisante et d'aspect verni, totalement dépourvue de côtes radiales saillantes. Présence exclusive de fines stries concentriques régulières marquant les étapes de croissance. Motifs de coloration caractéristiques sous forme de chevrons, bandes ou zigzags de couleur rose-rougeâtre, violacée ou rousse sur un fond beige, crème ou rosé. Umbo proéminent tourné vers l'avant (prosogyre) situé dans le tiers antérieur de la valve. Face interne de la coquille d'un blanc porcelaine lumineux, fréquemment teintée de rose, de violet ou d'orange sous la région du crochet. Charnière robuste munie de trois dents cardinales sur chaque valve, dont certaines sont bifides (fendues à leur sommet). Siphons charnus fusionnés sur la majeure partie de leur longueur, de couleur rose ou jaunâtre avec des extrémités maculées de brun. Sinus palléal moyennement profond, arrondi, ne dépassant pas la moitié de la longueur de la coquille.Confusions possibles
Plusieurs espèces de la famille des Veneridae partagent un habitat similaire mais se distinguent par des critères précis : - Palourde croisée Ruditapes decussatus : Sa coquille est nettement sculptée par un quadrillage formé par le croisement des stries radiale et concentriques, et ses siphons sont totalement séparés de la base au sommet. - Palourde japonaise Ruditapes philippinarum : Elle montre un relief rugueux et très marqué par de fortes côtes radiaires, loin du fini verni et lisse de P. rhomboides. - Palourde poulette Venerupis corrugata : Coquille plus arrondie, ornée de rides concentriques bien en relief et mates, sans la teinte rose violacée luisante caractéristique. - Vernis Callista chione : Bien que lisse et luisante, cette espèce est beaucoup plus grande (8 à 11 cm), possède une coquille extrêmement lourde et épaisse, avec un périostracum brun fauve à bandes concentriques sombres.Biotope / Habitat
Cette espèce appartient à l'endofaune benthique : elle vit enfouie dans des substrats meubles et mobiles. Elle colonise préférentiellement les sables grossiers, les graviers coquilliers, les débris détritiques et les accumulations de maërl. Grâce à un pied musculaire puissant, elle s'enfonce à faible profondeur (généralement entre 2 et 5 cm sous la surface du sédiment). Elle s'installe depuis le bas de la zone intertidale jusqu'à des profondeurs sublittorales atteignant 100 à 200 mètres, bien qu'elle soit plus abondante entre 5 et 50 mètres. Mode d'alimentation : Mollusque suspensivore et microphage, la palourde rose alimente son organisme par filtration active de l'eau de mer. Étendant ses siphons juste au-dessus du sédiment, elle aspire le fluide via son siphon incurrent. L'eau traverse ensuite ses cténidies (gilles) qui piègent le phytoplancton et la matière organique en suspension à l'aide d'un film muqueux, avant d'être réexpulsée nettoyée par le siphon excurrent.Distribution
Polititapes rhomboides est largement implantée dans l'Atlantique Nord-Est, depuis les côtes scandinaves et les îles Britanniques jusqu'au littoral marocain, en passant par la Manche et la mer du Nord. Elle est également présente en mer Méditerranée, bien qu'y étant plus rare qu'en Atlantique.Les zones géographiques (BioObs)
Espèce évaluée sur Liste Rouge
Le type d'observation
Les sources
• LE GRANCHÉ Philippe, MÜLLER Yves in : DORIS, 20/09/2025 : Polititapes rhomboides (Pennant, 1777), https://doris.ffessm.fr/ref/specie/3426
• WoRMS : MolluscaBase eds. (2026). MolluscaBase. Polititapes rhomboides (Pennant, 1777). Accessed through: World Register of Marine Species at: https://www.marinespecies.org/aphia.php?p=taxdetails&id=745846 on 2026-08-05
• Sea Life Base : Polititapes rhomboides
• Marine Bivalve Shells of the British Isles : Polititapes rhomboides
• Picton, B.E., Keatley, L. & Morrow, C.C. (2025). Polititapes rhomboides. (Pennant, 1777). [In] Encyclopedia of Marine Life of Britain and Ireland. Polititapes rhomboides . Accessed on 2026-08-12
• Ictio.Term : Polititapes rhomboides
Les autres noms communs
• Allemagne : Gebänderte Teppichmuschel / Essbare Venusmuschel • Espagne : Almeja rubia / Almeja chocha • Royaume-Uni : Banded venus / Banded carpet shell / Banded carpetclam • Pays-Bas : Gevlamde tapijtschelp / Roze venusschelp / gladde tapijtschelpLes autres noms scientifiques (non valide)
• Cuneus fasciatus da Costa, 1778 • Paphia rhomboides (Pennant, 1777) • Polititapes virgineus (Linnaeus, 1767) sensu auct. • Tapes lepidulus Locard, 1886 • Tapes rhomboides (Pennant, 1777) • Tapes rhomboides var. major Bucquoy, Dautzenberg & Dollfus, 1893 • Tapes virgineus (Linnaeus, 1767) sensu Jeffreys, 1864 • Tapes virgineus var. elongata Jeffreys, 1864 • Tapes vitulata Reeve, 1864 • Venerupis rhomboides (Pennant, 1777) · • Venus edulis Chemnitz, 1784 • Venus edulis von Salis Marschlins, 1893 • Venus innominata Danilo & Sandri, 1856 • Venus longone Olivi, 1792 • Venus rhomboides Pennant, 1777 · • Venus sanguinolenta Gmelin, 1791 • Venus sarniensis W. Turton, 1822 • Venus virago Lovén, 1846
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02/08/2020
Historique des modifications
• Création : Pascal COATNOAN le 14/08/202614/08/2026 Un commentaire ou une erreur sur cette fiche espèce : Cliquer ici !
